Notre Histoire

Une longue histoire…

Les temps Anciens

Le Collège Sainte Marie

Le Caousou

L'incendie

Saliège et le Post-bac

 

Les temps anciens

1540 Fondation de la Compagnie de Jésus par Saint-Ignace de Loyola.

1567 Fondation du premier collège de la Compagnie à Toulouse, installé dans l’Hôtel particulier construit par Jean de Bernuy. Suspecté de Calvinisme, la famille de Bernuy dut le vendre en 1565 à trois riches bourgeois qui en firent don aux Capitouls à condition qu’ils y installent un collège de la Compagnie. Cette illustre maison reçut ainsi une affectation définitive, puisqu’elle abrite maintenant le Lycée Pierre-de-Fermat.
Les Jésuites y donneront un enseignement très moderne pour l’époque, abandonnant les procédés médiévaux pour mettre les élèves en contact avec les auteurs grecs et latins.
Le succès fut si grand qu’il fallut construire de nouveaux bâtiments pour accueillir en 1667, 1 200 élèves encadrés par 75 religieux.

1764 Deux siècles plus tard survint la première proscription et l’établissement passa sous la dépendance de l’archevêché : son succès ne faiblit pas puisqu’il comptait 1 500 élèves la veille de la Révolution.

Le Collège Sainte-Marie

1850 Après une lutte sévère où Mgr Dupanloup, Montalembert et Falloux déployèrent un grand courage, où Thiers –revenu de ses préjugés- se joignit enfin à eux, la loi sur la liberté de l’enseignement fut votée le 23 février 1850 ; elle portera dans l’Histoire le nom de Loi Falloux. Dès le 8 novembre de cette même année, les Jésuites ouvrent, derrière la Basilique St Sernin, un nouveau collège sous le vocable de Ste Marie.

1868 Le succès est tel que l’on ouvre un cours préparatoire à St Cyr.

1869 Le 31 mai, le Collège Sainte-Marie fit son premier pèlerinage à Lourdes pour demander à la Vierge que le chanoine de Vaillac veuille bien vendre aux Pères sa propriété du Caousou, alors d’une superficie de huit hectares et demi.

1871 Ouverture d’un cours préparatoire à Polytechnique.

1872 Le 31 juillet, en la fête de Saint-Ignace de Loyola, Le Caousou est acquis : les Pères pourraient y construire un bâtiment exclusivement réservé aux cours préparatoires aux Grandes Ecoles. 

Le Caousou 

 

1873 Huit mois après l’acquisition du domaine, l’archevêque de Toulouse bénissait, le 28 mars, la première pierre du nouveau collège. Dans cette pierre étaient incrustés un fragment du rocher de la grotte de Lourdes, un morceau de marbre extrait des catacombes romaines de Saint-Callixte et un long procès verbal en latin.

1874 Le 6 octobre, Le Caousou dédié –le premier dans le monde- à l’Immaculée Conception, ouvre ses portes aux préparatoires aux Ecoles de Saint-Cyr, Centrale, Polytechnique, Forestière et Normale Supérieure. Les Pères étaient alors professeurs de toutes les classes et les résultats aux Concours tournaient, bon an mal an, autour de 75 %.

1880 Jules Ferry, par décrets du 29 mars, impose aux Jésuites l’évacuation des maisons d’éducation qu’ils dirigent en France. Le Père Recteur et le Père Préfet peuvent rester au Caousou, mais sans pouvoir enseigner. Une société civile dite «des pères de famille» achète le domaine aux Jésuites et, sous la direction d’un laïc, M. Bastide, décide de continuer.

1882 Mais il n’est plus possible de garder toutes les préparations : les professeurs manquent. Aussi les élèves du Collège Sainte-Marie viennent-ils remplir le Grand Bâtiment, laissant aux candidats à St Cyr l’aile qui porte toujours leur nom.

1902 Malgré les lois du «petit Père Combes», Le Caousou, propriété d’une société civile, continue d’ouvrir ses portes à quelques 450 élèves.

1912 Le gouvernement essaie par tous les moyens de «récupérer» les biens ayant appartenu jadis aux Congrégations Enseignantes. Le 23 décembre, il fallut abandonner Le Caousou et ses élèves se dispersèrent à Saint-Stanislas, dans une maison de la rue Boulbonne à et à Saint-Louis de Gonzague qui deviendra, après 1923, l’Ecole Montalembert.

1914 C’est la Grande Guerre, Le Caousou, inutilisé, devient hôpital complémentaire (n°52) jusqu’en 1920.

1923 La Direction des Domaines, propriétaire du Caousou depuis la spoliation de 1902, accepte de vendre ce bien. Se trouvèrent sur les rangs des acheteurs, avec l’ancienne Société Civile, le Conseil Général de la Haute-Garonne et le Ministère de la Guerre.

Le 7 juillet, les enchères sont entamées pour l’ensemble du domaine en 2 lots de 300 000 F chacun. La Société Civile du Sud-Ouest, formée d’anciens du Caousou peut «acquérir » le collège pour 1 300 000 F, auxquels s’ajouteront 24 000 F pour le vieux mobilier et la bibliothèque.
Dès la rentrée, le 11 octobre, dans le bruit des travaux de transformation, 226 élèves sont inscrits : ils seront prêts de 450 en 1930.

1939 Le Service de Santé de la XVIIème Région Militaire réquisitionne Le Caousou qui devient, à nouveau Hôpital Complémentaire. Cependant, un accord permet aux Pères de garder le quartier St Cyr et un réfectoire : les Grands –notre actuel lycée- pourront rester sur place, les Moyens et les Petits se disperseront comme en 1912.

couloir 19261940 Le 20 septembre la levée de réquisition est obtenue et la rentrée peut avoir lieu le 1er octobre malgré les difficiles conditions de l’Occupation et l’arrivée de nombreux réfugiés.

1958 Sur l’emplacement de l’ancien verger, un petit stade est créé. Les chambres des Pères, situées sur la façade Ouest ; cèdent progressivement la place à de nouvelles classes.

1960 Les « contrats » de la Loi Debré du 31 décembre 1959 sont signés avec l’Education Nationale. Depuis la rentrée de 1962, toutes les classes du Caousou, élémentaires et secondaires, sont placées sous le régime du contrat d’association.

1965 L’aile de St Cyr est entièrement remaniée, le dortoir des Grands disparaît, un niveau de laboratoire de Sciences Physiques et trois niveaux de classes et de laboratoires de Sciences Naturelles sont construits.

1969 Les dortoirs du Grand Bâtiment, hauts de 7,50 m, sont coupés en deux niveaux et aménagés en petits boxes

1972 Les réfectoires sont remplacés par un self-service.

1974 Le Cardinal Guyot, archevêque de Toulouse, préside les fêtes du Centenaire.

1978 Un grand gymnase est construit au bas du stade de 1958.

1981 Les dernières «études » du rez-de-chaussée deviennent des salles de classes ; désormais, les internes travailleront dans des chambrettes, les boxes de 1969 à nouveau réaménagés à cet effet.

Mercredi 2 avril 1986 Il était 15 h, un gigantesque incendie ravage l’ensemble de la toiture du grand bâtiment. La dalle de béton installée en 1969, pour permettre l’aménagement de deux étages de dortoirs, arrête la propagation du feu, sauvant ainsi les étages inférieurs. Un formidable élan de solidarité va permettre de déblayer cendres et gravats pour pouvoir rendre les locaux aux élèves, à la rentrée des vacances de Pâques. Dans les mois qui suivront débutera un immense chantier de reconstruction au milieu des 1 500 élèves de l’établissement.

8 décembre 1987 Inauguration du Caousou nouveau. Les dortoirs et combles ont laissé place à des salles d’Arts Plastiques, de Musique, à un ensemble Audiovisuel (salle de création et régie), à une Bibliothèque et une Chapelle, dominant les toits de Toulouse. L’internat, réaménagé en 94 chambres à deux lits, est installé dans le bâtiment dit de «Rockfeller » qui jusqu’alors abritait les chambres des Pères Jésuites.

1988 L’Assemblée Générale de l’Association du Caousou vote la fusion avec l’Ecole et le Collège Sainte-Croix. Le «site Sainte-Croix», devenu le Petit Collège, regroupe aujourd’hui l’ensemble des classes primaires du Caousou ainsi que l’internat des jeunes filles.

1989 Renouant avec sa destination première, Le Caousou accueille deux classes préparatoires aux Grandes Ecoles Scientifiques. Ces classes s’installeront en septembre 1991 à Balma avec l’ouverture par l’Association Saliège (regroupant les six lycées privés catholiques toulousains) de ses locaux destinés à assurer des formations post-baccalauréat (CPGE et BTS).

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1999 Intégration d'un BTS de Géomètre Topographe et l'année suivante d'une classe de Spé ATS, chargée de préparer les étudiants titulaires de ce BTS au concours d'entrée dans les écoles d'Ingénieurs Géomètres.